Ce que dit le bilan 2024
Selon l’ONISR, chez les présumés responsables d’accidents mortels en métropole en 2024, l’alcool est un facteur dans 22 % des cas (22 % aussi en 2023), les stupéfiants dans 13 % (11 % en 2023) et le téléphone ou les distracteurs technologiques dans 1 % (inchangé) [1].
Un autre calcul va plus loin : 29 % des décès surviennent dans un accident où au moins un conducteur dépassait le taux légal d’alcool [1]. Le site de la Sécurité routière évoque pour sa part « près de 30 % des accidents mortels » dus à une prise excessive d’alcool chaque année [2]. Ces chiffres diffèrent car ils ne comptent pas la même chose : responsables d’accidents d’un côté, décès dans un accident impliquant un conducteur alcoolisé de l’autre.
L’alcool, même en faible quantité
L’OMS indique que le risque d’accident existe dès un taux d’alcoolémie faible et augmente nettement à partir de 0,04 g/dl [3]. La limite légale dépend du pays et du type de permis, et il est plus sûr de ne pas prendre le volant après avoir bu.
Le téléphone : un risque sous-estimé dans les statistiques
Les conducteurs qui utilisent un téléphone ont environ quatre fois plus de risques d’être impliqués dans un accident. L’OMS précise que les kits mains libres n’apportent pas beaucoup plus de sécurité que le téléphone tenu en main, et que l’envoi de SMS augmente fortement le risque [3].
La faible part du téléphone dans le bilan français (1 %) peut s’expliquer par la difficulté de prouver son usage après un accident. Cela ne permet pas de conclure à un risque faible, et les données de l’OMS vont dans l’autre sens.
Des gestes simples
Désigner un conducteur qui ne boit pas, prévoir un autre moyen de rentrer, couper les notifications avant de partir, programmer le GPS à l’arrêt. En cas de fatigue ou de doute sur sa capacité à conduire, ne pas partir. La vitesse, l’alcool, les stupéfiants et la distraction se cumulent : ce sont rarement des causes isolées.
Sources et références
[1] ONISR. Accidentalité routière 2024, bilan définitif. Document de mai 2025, consulté le 29 octobre 2026. Facteurs dans les accidents mortels en 2024.
[2] Sécurité routière. L’alcool et la conduite. Page consultée le 29 octobre 2026. Part des accidents mortels liés à l’alcool.
[3] Organisation mondiale de la santé. Traumatismes dus aux accidents de la circulation. Fiche datée du 20 juillet 2026, consultée le 29 octobre 2026. Alcool, téléphone au volant.



